Le maquis que l’Histoire avait oublié
 

Pourquoi ce site

Le 19 janvier 2007, par Gerard,


Les gens d’ici ont refusé de vivre à genoux. Simplement. Naturellement... parce qu’ils étaient appris comme ça ici par la force des choses [1]. Des gens simples, mais fiers et libres

Le prix qu’ils ont payé cela fut immense... Ils l’ont pourtant accepté comme normal dans leur sens des choses. Et ils n’en parlaient jamais  [2]


Il fallait bien un jour le dire aux ignorants et le rappeler aux oublieux [3]. Pour rappeler ce sursaut d’hommes libres, leur solidité morale et leur loyauté [4]... ce n’était pas si simple de résister au diable et combien n’ont pas essayé. Aussi pour qu’on sache bien ce qu’est la Liberté, et le prix qu’il en coûte quand on a oublié de le savoir [5]

C’était il y a longtemps, et un autre temps. Mais c’est pourtant encore comme ça aujourd’hui ailleurs !... La leçon mérite donc de rester écrite au tableau [6]


Ce site n’est pas un recueil de potins, ni un Paris Match de l’époque, un Gala de ses gloires... Encore moins une, une de plus, "couverture tirée à soi"... Ceci a déjà été fait [7]

Il découvre une histoire, une histoire vraie. Celle du refus quotidien de vivre à genoux de citoyens ordinaires

Il est un cri du coeur qui rappelle à sa façon ce qu’a été le cadre de la vie des gens de Moussey et de la vallée du Rabodeau [8], sur la frontière du Reich pendant ces 5 années de guerre : nos parents et grands parents ! Pour au travers de cela :

Mesurer et comprendre leur "tous les jours". Ce qu’ils ont du faire pour refuser, ce qu’ils ont su faire pour fabriquer de l’espoir, ce qu’ils ont risqué et payé en faisant ce qu’ils ont fait [9]. Mieux comprendre aussi cette étrange marque que nous leurs enfants portons [10]

Nous rappeler que rien n’eut été possible sans ces "petites gens" de l’ombre [11] : ouvriers ou directeurs, bûcherons ou curés, élus ou secrétaires de mairie, instituteurs ou cultivateurs, gardes des Eaux et Forêts, braconniers ou gendarmes... Ils ont accueilli, caché, hébergé, renseigné, fourni des faux papiers, guidé, transporté... tous les jours et pendant les 53 mois de l’Occupation... De bon coeur et avec foi, sans faire de bruit (est ce pour cela qu’ils ont été ignorés de la reconnaissance d’après... et même de l’Histoire ? C’est bien dommage qu’ils soient restés dans l’ombre ou inconnus. Mais après tout ne leur reprochons pas à eux d’avoir si peu ou pas du tout raconté leur histoire, remercions les plutôt d’avoir fait l’Histoire et de nous avoir redonné le droit de vivre)

Remettre à sa place à cette occasion la vallée du Rabodeau [12] et ses voisines immédiates dans le contexte de la guerre et de la Résistance... Rappeler que ce qui s’est passé ici ne doit rien au hasard... "Nettoyer" le peu d’histoire officialisée d’ici, aussi [13]

Cette histoire, notre histoire... est aussi celle de ces 102 hommes des Forces spéciales britanniques parachutés chez nous pour l’Opération Loyton : ils ont vécu et se sont battus ici du 13 août à mi octobre 44 avec nos parents, ont été traqués et exterminés comme eux, et 39 y ont laissé leur vie [14]

Saluer donc ces hommes et femmes pour ce qu’ils ont osé et su faire. Ils étaient d’ici, d’autres étaient venus d’ailleurs. Certains croyaient au Ciel et d’autres pas, tous croyaient en l’Homme. Ils ne se croyaient pas des héros, ils nous reprocheraient de le croire, ils n’étaient que des gens ordinaires [15]

Leur dire merci de cet héritage de foi en la vie qu’ils nous ont laissé... Comprendre et retenir ce que portent ces mots qu’ils nous disaient quand "on étaient petits", avant qu’on appelle ça "La Résistance" : "mais, mo p’tiot, on n’a fait qu’ not’ devoir " ... Retenir la leçon [16]

Leur quotidien ça a été ça, il fut leur Champ d’Honneur à eux. "Ce refus de capituler est à peu près la seule dignité à laquelle (l’homme) peut prétendre" (Romain Gary, Compagnon de la Libération) [17]

Merci de l’attention que vous y porterez

Gérard Villemin

A mon père, Lucien, Moussey 24 septembre 44, Dachau 114 389, Mühldorf 28 mars 45, et à tous les autres qui ont fait quelquechose. A Armand et Yvonne et tous ceux qui ont "fait avec". A tous ceux auquels leur père a manqué

A mes enfants et tous les enfants pour qu’ils sachent, et construisent le monde autrement


Merci à tous ceux qui m’ont dit leur vécu, c’est d’abord d’une mémoire directe qu’il s’agit ici. De l’histoire sortie des âmes et des tripes, confession et testament

Ce qu’ont vécu ces hommes et ces femmes m’a gardé la force de sortir de l’ombre cette page lourde de leur histoire, de la nôtre et de l’Histoire tout court. Ils m’ont à leur façon demandé de ne pas les glorifier, simplement de les laisser ce qu’ils étaient, j’ai décidé de ne jamais "faire commerce" de leur vie. Je souhaite que celle ci nous serve de leçon et nous aide à construire note monde "autrement". Ils s’appellent Roger Leboube, Marius Schmit, Marcel Dolmaire, Bernard Py, Riri Poirson, les Launay des Grandes Gouttes... Robert Wantz, Georges Goeury, Madeleine Courrier-Georges, Michel Fresse, Jean Claudel, Jean Muller, Paul et Lucette Maltempi, John Borel... René Farine, Ernest et Aimé Vigneron, André Marchal, les familles Maurice et L’Hote, Jean Hulbach, Roger Clavelin... Camille Reich, André Beaujon, Marcel Houel, Albert Freine, Gaston et Jacques Thomas, Roger Gérard, Roger Laxenaire, Georges Marcot, Achille Gasmann... Maurice Faure, Jean Vuillaume, Eugène Martin "Tèque", Ginette Magni Colin, Henri et Paul Blaise, Jeanne Wohlgemuth... Octavie Poirot, Marcel Sauce, Marthe Goeury-Maugenre, Frédéric Bardol, Danièle Bardol-Maugenre, Joseph et Armand Edelbloute, Gisèle Loewenguth, Odile Marchal, Jules et Alphonse Clauvelin, Emile Gérard... Gilbert Pierrat, Robert Lalevée, Arlette Veyer-Vincent, Michel Vauthier, Sylvie Fondeur, Robert Laurain, Gaston et Jacques Thomas... Marcel, Aimé et Fifine "Noné" Seyer, Len Owens, Nina Johnsen, Georges Evrard, Pierre Diéda,.. Yvonne et Armand et mes 3 familles des 2 versants des Vosges, Maurice Vincent, Henri Chenu, Madeleine Fays, Marcel André, Roger Colin... Georges Maire-Lantz, Jean Reibel, Robert Egly, André Lefèvre, Yvette Martin-Beck, Anne Marie Richard, Marie Rose "Rosette" Lalevée-Klein... Gaston Tisserand, Pierre Cérutti, Oscar Gérard et à travers lui son ami René Darbois [18]... parmi la foule de tous ceux qui m’ont appris depuis gamin ce que "ça a été" et m’ont répété de faire attention à ne pas me tromper de combat. Ils ont donné sa morale à ma vie : "Fuis les éloges, mais essaie de les mériter" (Fénelon)

Merci aux quelques uns qui m’ont par leur foi aidé dans la "concrétisation" [19], chacun à sa façon : Jacques Defrance et Arsène Vauthier, Maryvonne et Georges Bau, Claude Lionnet, les Britanniques de SAS Regimental Association réunis autour du colonel Keith Edlin et de Wesley R, de Allied Special Forces-Memorial Grove Association réunis autour de Mike Colton et John Davis, ceux des familles des parachutistes de l’Opération Loyton : Len Owens et Jane et Robert, Nina Johnsen et Josephine, Hugo et James... Richard et Carolyn Stimpson, les familles Elliot et Whately-Smith... [20], Liliane Jérome [21], Michel et Jean-Michel Adenot... Jean-Louis Lemaire, Maxence Lemaire et Eric Choffel, Robin Hunzinger et Christophe Lagrange [22]. Une mention particulière s’adresse à l’équipe du CERD Struthof [23]

Ceci aussi m’a aidé à réfléchir sur quelques réalités de la nature humaine : l’accueil le 26 mai 44 du maréchal Pétain à Nancy, Epinal, Dijon, c’était 11 jours avant le Débarquement de Normandie ! (document INA. Cliquer )

Post-Scriptum :

Pour le dire en 2 mots :
- Général Eisenhower aux soldats américains le jour de leur découverte du camp d’Ohrdruf [24] : "... Maintenant messieurs, vous voyez pourquoi vous vous battez"
- Denis Fondeur, chef de bataillon du maquis 1er RCV FFI [25] : "... Et si vous pensez que leur rôle (celui des hommes du maquis du Rabodeau) n’a pas été très considérable, ne le leur dites pas. D’abord parce que vous n’en savez rien. Et puis parce que la Patrie ne demande pas de réussir toujours mais au moins d’essayer, et combien n’ont même pas essayé !"

Notes :

[1] Le Vosgien d’ici. Géographie et donc Histoire :
- Portrait dans cette rubrique du site. Cliquer
- Portrait de "l’homme de frontière" par Louise Weiss : "En somme, philosophait ma mère, nos ascendants étaient des hommes de frontière, accoutumés à résister aux invasions. Ils attachaient du prix à vivre librement, à discuter à leur guise de leurs affaires, à exprimer leurs opinions. On ne pouvait les contraindre à rien"
- Liberté-Egalité-Fraternité. La devise de notre République martelée par l’instituteur libre-penseur, prêchée du haut de la chaire par le curé, sacralisée par le maire et répétée par l’ancien combattant de 14-18 devant le monument aux morts, n’était pas ici un "effet de manche". Les duretés du quotidien à tenir debout et les réalités de l’Histoire l’avaient hissée ici au rang de règle de vie

[2] De même s’étaient comportés "ceux de 14", combattants et familles. Ils étaient construits comme ça ici. Ils savaient que les mots sont insuffisants pour dire (pour faire aussi)

[3] "There is a heroism beyond all, for which no Victoria Cross is given, because there is no official ennemy nor any sort of firing except one volley in the early morning at some spot where the noise does not echo into the newspapers" (Rudyard Kipling)

[4] Loyauté : le comportement exemplaire des habitants de Moussey, base opérationnelle des SAS durant l’Opération Loyton, est le sujet du volet 4, In times of stress, du livre de Christopher Sykes Four Studies in Loyalty. Voir à ce propos l’article Loyauté dans rubrique Notes/Notes. Cliquer

[5] Illustration du propos ici dans la vallée du Rabodeau, la vallée aux 1.000 déportés, dite aussi "la vallée des veuves", "... des orphelins", que le général de Gaulle nommera "la vallée des larmes" : 943 citoyens des villages déportés dont 661 ne rentreront pas (1 020 et 720, "clandestins" compris), 25 fusillés, capture de 40 parachutistes britanniques de l’Opération Loyton (39 seront exécutés)... les familles en ruines : 400 veuves, 750 orphelins... Parce qu’on n’a pas su ni voulu faire au lendemain de 14-18, parce ce qu’on a laissé faire ensuite. Hitler et le Nazisme n’étaient pas une fatalité !

[6] Pour comprendre ce à quoi mène le mépris de l’homme, et comprendre ceux qui ont combattu le Nazisme :
- Vidéo reportage de la libération des camps. Cliquer
- La "boucherie" de la nuit du 1er au 2 septembre 44 au camp du Struthof : 141 exécutions. Ecouter des témoins : site Radio France Bleu Alsace/Olivier Vogel. Nota : ce reportage n’est maintenant plus en ligne, mais disponible sur DVD. Voir explication dans rubrique 1944/La réaction allemande (y figure un résumé écrit de cet effroyable épisode)
- Témoignages et réflexions de ceux qui "y étaient" : documents PDF ci dessous par exemple

Moyen Orient, Afrique noire, Maghreb... dictatures habillées en démocraties et idéologies dévoyées d’aujourd’hui, montrent qu’on n’a toujours pas bien étudié son Histoire, accepté ce qu’elle nous apprend des ressorts des hommes, ni mis ou voulu mettre en pratique ses leçons

[7] Ce site est un site personnel, celui d’un gamin de Moussey, enfant d’une famille de résistants (fils, petit fils et neveu de déportés non rentrés), famille par ailleurs particulièrement impliquée avant, pendant et après dans la vie sociale locale : deux atouts notables de la relation de confiance qui seule permet "d’ouvrir la boite". Il repose d’abord sur les innombrables moments informels partagés au fil du temps avec "ceux qui y étaient", c’est d’abord de la transmission d’une mémoire directe qu’il s’agit ici, du vécu dit par ceux qui l’ont vécu, pas lu ni entendu dire. Un travail de passeur, où la "vedette" n’est pas celui qui écrit l’histoire mais celui qui l’a faite. Ce site n’est ni une encyclopédie ni une thèse, simplement une fenêtre ouverte... qui ne fut pas simple à percer. La rigueur des recoupements, les vérifications qu’ont apporté les archives, de France, d’Allemagne, d’Angleterre, des Etats Unis... et le "nettoyage" des écrits publiés jusque là lui ont donné sa solidité

Il a été fait avec foi, au nom de tous ceux qui du fond du coeur auraient voulu mais n’ont pas pu le faire. Un engagement moral, pour qu’on sache de quoi ont été capables des gens "ordinaires" pour rester debout. Une nécessité, pour rappeler à ceux qui ont oublié, dire à ceux qui ne savent pas, ce qu’ont vécu et fait les habitants de la vallée du Rabodeau, nos parents, dans les griffes du Nazisme : la souffrance de vivre courbé, la lutte pour résister aux sirènes, la force de se relever de l’écrasement, ce qu’il leur en a coûté et le poids des plaies jamais refermées. Pour que "les vieux" qui ont vécu ça ne soient pas les derniers à ôter leur béret devant les monuments aux morts... Pour qu’on se pose la question "qu’est-ce qu’on a fait (et pas fait) pour en arriver là ?"... et fasse mieux que se donner bonne conscience en ânonnant "plus jamais ça". Pour que cette "expérience" serve et qu’on fasse bien attention de ne pas se tromper de combat, une invitation expresse à construire notre avenir "autrement", sans les "ça" ! Si l’on résume ce long discours : pour qu’on sache et en prenne de la graine. Pas si simple certes, mais à coup sûr est vaincu celui qui renonce. Voir ce qu’en disent quelques uns de ceux qui savent de quoi il parlent dans documents PDF de bas de page

Certains appellent cela "Devoir de Mémoire", un mot ronflant et bien "obéissant" (essai de définition par Olivier Lalieu/CAIRN.Info. Cliquer ). C’est d’abord ici la nécessité de remettre à leur place des faits et les hommes qui les ont faits et transmettre une culture, c’est ensuite une révolte devant un constat d’échec : tant de réalités d’après et d’aujourd’hui ne sont que copies de celles de ce temps là habillées autrement ou installées un peu plus loin. La liste des raisons, et d’abord des "bonnes raisons", en est longue...

Les faits et leurs témoignages révélant ou rappelant ce bout de notre "histoire d’ici" ne sont qu’un bout d’illustration des ravages que cause en toute logique une idéologie, de la capacité de propagande de ses promoteurs à la faire accepter comme mode de vie, des "faiblesses de la nature humaine" devant les chants de sirènes... Réfléchissons donc pour les combattre à ce vers quoi conduisent à terme le cynisme du "laisser faire", le confort de l’engourdissement, l’acceptation de la "pensée unique"... la démission tout simplement, qui se nomme aussi lâcheté !

[8] Carte Michelin situant la vallée du Rabodeau. Cliquer

[9] "Les Allemands étaient chez moi, on m’a dit résigne toi. Mais je n’ai pas pu, et j’ai repris mon arme... ". Ces 2 premières phrases de la Complainte du Partisan écrites par le talent de cet autre résistant qu’était Emmanuel d’Astier de la Vigerie résument plutôt bien ce qui animait l’esprit, et a produit l’histoire, de ces "résistants ordinaires" d’ici. Ecouter cette complainte écrite à Londres en 1943 et mise en musique par Anna Marly :
- Léonard Cohen. Cliquer
- Anna Marly. Cliquer
- Marcel Mouloudji. Cliquer

[10] Orphelin de déporté, c’est compliqué et parfois lourd à porter : pourquoi ça et qui était-t-il ? Un livre à lire pour peut-être mieux comprendre, soi-même et ceux qui ne savent pas ce que c’est : Ce n’est qu’un nom sur une liste, mais c’est mon cimetière (Yoram Mouchenik). Présentation dans document PDF en bas de page

[11] N’oublions pas les "petites gens" de partout ailleurs qui aussi et d’eux-mêmes ont fait ce qu’il fallait faire au moment où il fallait le faire, sans se poser de stériles questions, ni attendre d’ordres "d’en haut". Ce souffle profond d’une poignée de citoyens ordinaires qui seul a permis de redonner son Honneur à notre pays. Souvenons nous aussi à cette occasion du comportement exemplaire des Passeurs et Résistants de la vallée de la Bruche, cette "autre moitié" d’ici, et de ceux des vallées de la Plaine, de la Vezouze, du Hure, de la Fave...

[12] Pour bien comprendre l’histoire d’ici ayons toujours présent à l’esprit la place occupée par cette soeur jumelle qu’est la vallée de la Bruche. Morceau Est d’une même plateforme de passage et d’échanges depuis la nuit des temps entre l’Alsace et la France "de l’intérieur". Territoire du département des Vosges jusqu’à la guerre de 70. Même patois latin, liens familiaux et tout simplement humains, similarité économique et culturelle entre les 2 versants des Vosges à cet endroit. Une "famille" que n’a jamais réussi à briser la frontière du traité de Francfort de 1871

[13] Le peu d’histoire écrite d’ici, principalement par quelques se disant "grands chefs", des insignifiants de pendant, des résistants "d’après"... est un "bricolage" pour une litanie de raisons : soif de gloire personnelle et de ses avantages pour certains, camouflage de l’inavouable pour d’autres... (n’est ce pas tout cela qu’on nomme imposture ?). L’orchestration plus tard par de faux historiens et "pisseurs de papier" a durablement fait d’élucubrations et détournements un synonyme d’Histoire. Ceux qui avaient fait quelque chose n’en ont pas parlé. C’est bien dommage mais ils étaient élevés comme ça ici, à faire en silence... et les 3/4 n’en sont pas rentrés vivants !

Il y a en effet l’histoire racontée et "commercialisée" par trop d’autres qu’eux :
- Faux résistants et résistants "d’après"
- Profiteurs de pendant
- Absents, aveugles ou sourds de pendant... repeints après en témoins de référence
- Insignifiants autoproclamés chefs, ou héros
- "Maquignons" de la Mémoire...

Affabulations et rodomontades, ragots, inventions, révisions... des uns et des autres ont brouillé, falsifié, écarté ou sali de vrais héros pour installer des faux. La vague souterraine de "propagande" menée par le GMA Vosges aussitôt après guerre et sans aucun frein à partir du décès de Roger Gérard, orchestrée "d’en haut", reste la première illustration d’ici de ce que fut cette manipulation de l’Histoire et de ce qu’on nomme "Révisionnisme". Par l’étendue de l’"enfumage" et des "couvertures tirées à soi" : interprétations et défausses, chape de plomb sur l’inavouable, "inventions" et réécritures de faits, jusqu’à la récupération dans le jardin des "concurrents" voisins des effectifs, des faits d’armes, et même des morts !... paranoïa de ceux qui n’ont pas réussi à réussir. Par la perpétuation qu’entretiennent ses gardiens du temple. Par les conséquences toujours présentes d’une réalité falsifiée... La vérité est l’autre grande victime de la guerre

Le dire aujourd’hui, c’est tard, a toutefois le mérite de démasquer le peu d’honneur de leurs auteurs et de "décacher" la réalité. Donne de quoi réfléchir sur les ressorts de l’engagement comme sur les travers de la nature humaine. Dit la dignité dont sont capables de "petites gens". Rend, il est temps, à César ce qui lui revient, et d’abord à ceux qui se sont battus pour vivre libre leur place et leur valeur d’exemple, c’est la première raison de ce site (Voir en guise de complément article Les bavures et les profiteurs d’après, dans rubrique Notes/Notes/)

[14] La place de l’Opération Loyton dans l’histoire d’ici, dans rubrique dédiée. Cliquer

[15] A méditer à cette occasion autour du communiqué du 14 janvier 2016 du général Bresse, président de la Fondation de la France Libre. Avertissement aux amalgameurs et détourneurs de "propriété intellectuelle", sa dernière phrase est un cinglant rappel à la vertu. Extraits :

"... En effet, les hommes et les femmes qui rallièrent le général de Gaulle... appartenaient aux nationalités les plus diverses, venaient de tous les horizons politiques et spirituels... Leur engagement ... avait pour but de libérer la France... C’est donc avec fierté que ceux qui n’avaient jamais déposé les armes prirent le nom de « Français Libres »... Leur combat... ne peut être assimilé à la lutte politique d’un parti pour la conquête du pouvoir... Celui qui prétendrait se prévaloir d’un combat qui ne fut pas le sien s’expose à l’opprobre, au mépris et, ce qui est peut-être pire encore, au ridicule". (Texte intégral. Cliquer )

[16] N’oublions pas que l’Histoire est une biographie des hommes, révélatrice donc de leur "mécanique" de fonctionnement. Sans connaître celle ci, comment prétendre en corriger les défauts

[17] Pour mieux comprendre ce que veut dire ce site et ce que fut cette Résistance de citoyens ordinaires, lire par exemple Les cerfs volants de Roman Kacew (c’est le vrai nom de Romain Gary, pour en savoir plus sur l’homme : Wikipedia. Cliquer) . La lecture du Geneviève de Gaulle... de Frédérique Neau-Dufour (Google Books. Cliquer ), de Pour l’honneur de Joseph Kessel... ne sont pas non plus une lecture inutile, ni celle de La Peur des barbares de Tzvetan Todorov (peut-être est-il bon de commencer par celle ci)

[18] René Darbois, droiture et loyauté. Le Malgré Nous mosellan "Pilote de la Liberté". Cliquer

[19] Un merci tout particulier à ma femme pour avoir supporté de partager avec la dévorante "maîtresse" que fut et que reste cette folle entreprise, à mes enfants et ma famille d’avoir supporté mes négligences à leur égard, à eux tous de continuer à le faire

[20] Le "Pont sur la Manche" de 1944 est toujours, aussi solidement, debout. Cliquer

[21] Salut à Liliane Jérôme pour son courage et sa détermination, sans lesquels bien des réalités seraient restées inexpliquées, camouflées ou détournées

[22] Merci à Hubert Bannwarth, grâce aux compétences et à l’abnégation duquel cette machine électronique tourne rond

[23] Une mention toute particulière s’adresse en effet ici à Frédérique Neau-Dufour, René Chevrolet, Michaël Verry et tous les autres de l’ombre de l’équipe du CERD Struthof. Ma profonde reconnaissance pour leur soutien moral et leur engagement total

[24] Libération du camp d’Ohrdruf. Reportage filmé du 4 avril 1945. Cliquer

[25] Denis Fondeur, garde général des Eaux et Forêts du canton de Senones, chef de bataillon de la haute vallée du Rabodeau au 1er RCV FFI. Extrait de l’introduction de son Journal d’un traqué, val de Senones décembre 1944. Cliquer

 

Galerie d'images

Si, c'est un homme Commune de Moussey. La Croix de Guerre pour faits de Résistance Carte des camps Commune de Moussey Héroïsme de l'ombre Moussey. Le prix payé En hommage aux habitants de Moussey Senones La Petite Raon Angleterre. National Memorial Arboretum Angleterre. National Memorial Arboretum
 

Documents joints à l'article

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PDF | 34 ko | document publié le 19 février 2015
Lettres d’après
PDF | 47.2 ko | document publié le 27 février 2017
A la recherche de celui qui n’est pas rentré

Rubriques du site

1.Introduction
Infos pratiques
Le Maquis que l’Histoire avait oublié
Pourquoi ce site
2.Orphelins de Déportés
3.Histoire d’ici
1 - Le Vosgien d’ici en 1940
2 - Le contexte général
3 - Ce qui s’est passé ici
- 1940
- 1941 à 1943
- 1944
Les 2ème et 3ème - les 2 "grandes" - déportations de 44
4 - Bilan humain. La vallée aux 1000 déportés
5 - Les SAS ici
- L’Opération Loyton
- La Mémoire
- Le prix payé
- Témoignages des hommes
6 - In memoriam
- Commémoration des 3 Déportations de 44
- Hommage à la Résistance d’ici, gens du Rabodeau et parachutistes Anglais
- Lieux de Massacres et d’Exécutions sommaires
- Moussey Le Mont 6 juin 2010. Le 13ème Dragons saute sur "Anatomie"
7 - Notes
- Notes
- Voir aussi
- Chants de la Résistance
- Découvrir la vallée du Rabodeau
8 - Brochure-Résumé
9 - Explications. Réflexions
4.Liens
5.Témoignages
La vérité remise à sa place. 7 publications significatives
Le film documentaire "Nazis Hunters. Justice SAS Style"
Les Résistances. Témoignages filmés
Les Résistances. La Désobéissance est le plus sage des Devoirs
Témoignages. Faits et hommes d’ici
Témoignages. Faits et hommes dans les camps
6.Ecrits de rescapés
1 - Marius Schmit
2 - Roger Leboube. Collectif de 8 rescapés
3 - Marcel André
4 - Aimé Vigneron
5 - Marcel Dolmaire alias Marcel Dejean
6 - Jean Vinot
7 - Abbé Paul Parguel. Prêtre résistant déporté
8 - MD. Réflexions sur ce qu’auraient pu être...
9 - Albert Fäh. L’odyssée des maquisards de Grandrupt
BP - Docteur Bernard Py
LR - Louis Receveur. Déporté à Dachau
7.Le dernier mot
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